Un gaullisme dépoussiéré pour rassembler à droite ?

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Après les dernières élections, force est de constater qu’entre la fin des clivages politiques traditionnels, la déroute des partis « traditionnels », la persistance de la bulle « macroniste » et le recours au vote sanction (inutile), il devient urgent de se rassembler derrière une ligne claire si l’on veut pouvoir changer les choses.

Mais quelle ligne ?

Personnellement, j’ai de forts doutes quant à la possibilité de réaliser, un jour, l’union des droites patriotes souverainistes : ceux qui nous rabâchent les oreilles avec ça du matin au soir ne font-ils pas, inconsciemment, le jeu du gouvernement en nous enfermant dans une utopie ? Utopie qui nous amènera inéluctablement, en 2022, à un deuxième tour Macron/Le Pen avec une victoire d’Emmanuel Macron.

Et, entre nous, lorsqu’on constate :
– une certaine porosité de l’électorat entre La France insoumise et le RN ;
– qu’une partie des LR, complètement laminés et abasourdis, passe allègrement vers La République en marche par manœuvre électoraliste et que l’autre se cherche une raison pour continuer d’exister ;
– que Debout la France ressort bien vivant mais affaibli d’une élection exceptionnellement dure…

Où est la droite patriote souverainiste ?

De plus, il y a trop de problèmes d’ego, de volonté de leadership, de coups bas, dans une composante politique pourtant laminée. La recomposition ne pourra passer, à mon avis, que par une union beaucoup plus large du spectre anti-Macron, passant par les électeurs et non les partis.

Mais, en fin de compte, de quoi avons-nous besoin ?
­­­- d’une ligne où les gens de droite pour la plupart se reconnaîtront, mais également des sympathisants de gauche ;
– d’une ligne prônant l’indépendance de la France, financière et culturelle ;
– d’une ligne où le retour à nos frontières nationales ira de pair avec une ouverture sur le monde ;
– d’une ligne où la solidarité pour nos concitoyens cohabitera avec leur implication citoyenne.

Et pourquoi pas le gaullisme, qui reprend ces valeurs essentielles, mais un gaullisme dépoussiéré et tourné vers l’avenir. Un gaullisme moderne adapté à notre temps et capable de relever les défis d’aujourd’hui et de demain.

Et si on l’imaginait ensemble ?

Michel COLAS publié le 20 juin 2019 sur Boulevard Voltaire

Notre démocratie ne doit pas être prise au piège par Emmanuel

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Lorsqu’on entend un député européen macroniste dire : « un maire qui sera réélu sans l’apport de « La République en Marche « sera un ennemi de Macron  » on se dit : Bon d’accord, encore des paroles en l’air comme nous a habitué l’aréopage tournant autour d’Emmanuel Macron. Mais, si l’on y réfléchit bien, il s’agit en fait de la suite des manoeuvres d’Emmanuel Macron et de son parti pour mettre la main sur la France et ses institutions . Oui, cette déclaration n’est pas anodine car en réalité elle s’inscrit dans la continuité de la manipulation des Français commencée lors de la présidentielle ( je ne reviendrai pas sur la « mise à mort » de Fillon puis la diabolisation de Marine Le Pen pour arriver à ses fins ) mais ils passent maintenant aux étapes suivantes avec cette menace à peine voilée à l’encontre des Maires. Comment ?:

Etape 1 : Les maires des grandes villes, de peur de perdre leur mandat vont passer du « coté obscur » en se rapprochant de LREM ou en devenant LREM .

Etape 2 : Logiquement vu le poids des grandes villes devenues LREM dans le paysage politique Français, les agglos sous la tutelle de ces mêmes grandes villes passeront #LREM.

Etape 3 : Ayant la possibilité de faire pression sur les élus des agglos ( souvent tributaires de subventions), ils pourront faire élire leurs sénateurs et devenir majoritaires au Sénat, comme ils le sont déjà à l’Assemblée Nationale.

Etape 4 : Enfin, en permettant au « Rassemblement National » de rester haut dans les sondages et d’être présenté comme l’unique opposition on aura en 2022 un second tour E. Macron / M. Le Pen qui aboutira à coup sûr à une nouvelle victoire d’Emmanuel Macron que nous nous pouvons accepter sans réagir.

Voilà: Grandes villes, Agglos, Sénat, présidentielle : le piège d’Emmanuel Macron est aussi machiavélique qu’évident. Il ne faut pas laisser faire !

Voulons nous de ce scénario ? Non

Alors il est urgent de se bouger au-delà des clivages traditionnels pour éviter la catastrophe… Ne nous laissons pas endormir par la propagande macroniste qui veut présenter la victoire des mondialistes comme inéluctable.

Michel Colas

Publié sur Debout la France le 3 juin 2019

Souffrance d’un peuple

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Gilet jaune, je le suis toujours, malgré les amalgames faits par certains journalistes et membres du gouvernement cherchant à assimiler ce mouvement à l’extrême droite, simplement parce qu’une poignée de « guignols » (commandités par je ne sais qui…) ont entonné un chant débile ou proféré des propos antisémites. Je lui suis toujours car ce qui a été obtenu n’est pas à la hauteur des attentes.

Mais attention, dans le même temps, certains, devenus les idiots utiles d’un gouvernement aux abois, ont vu dans le mouvement des gilets jaunes une occasion de se faire une place en politique. Pour ce faire, ils demandent la création d’une liste aux européennes…

Que se cache-t-il derrière cette idée ? Hormis les ambitions personnelles, ne serait-ce pas une manœuvre politique du gouvernement afin d’émietter le score de l’opposition lors d’une élection qui s’annonce catastrophique pour lui ? Quand on voit que certains des « représentants gilets jaunes », après avoir été reçus par le Premier ministre, ont appelé immédiatement à cesser le mouvement et que Richard Ferrand, le secrétaire général de LREM lui-même, appelle de ses vœux la création d’une liste gilets jaunes : la ficelle est grosse !

Mais au-delà de la manœuvre politicienne, pour créer une liste fiable aux européennes, deux critères sont nécessaires : concordance d’idées entre les membres et programme européen. Les gilets jaunes n’ont ni l’un ni l’autre. En effet, ils sont issus de toutes les couches sociales de la population, avec des parcours politiques différents, des revendications multiples et diverses mais purement franco-françaises. Le ciment qui les unit est la souffrance et le sentiment d’injustice. De plus, une grande majorité d’entre eux ne veulent pas de liste gilets jaunes et, dans le même temps, n’ont plus confiance dans une classe politique qui, loin de leurs préoccupations, les ont délaissés.

Mais alors, comment s’en sortir ? Peut-être tout simplement en continuant à mettre la pression sur le gouvernement, dans le calme mais avec détermination et, au moment des européennes, en passant le relais aux politiques. Mais attention, pas n’importe lesquels : ceux qui les soutiennent depuis le début, ceux qui, loin de la récupération, ont dans leurs programmes, depuis des années, la plupart des revendications actuelles des gilets jaunes : RIC, augmentation des minimas sociaux, etc., et demandent avec eux la réindexation des pensions. Enfin, ceux qui ne sont pas comptables des erreurs et du laxisme dont la France souffre depuis plus de trente ans

Publié le 29 Décembre sur Boulevard Voltaire

Fausses raisons pour vaches à lait !!

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Ah, il fait les choses en grand ce gouvernement, avec ses spots TV pour faire avaler la pilule de la limitation de vitesse à 80 km/h : Il nous distille certes, des vérités (distance de freinages différentes en fonction de la vitesse) mais occulte volontairement un certain nombre de faits :

D’abord, sur le nombre de morts lié à la vitesse. Dire que d’abaisser la vitesse réduira le nombre de morts sur les routes n’est pas prouvé surtout si l’on regarde autour de chez nous. Exemple en 2012, le Danemark a vu sa mortalité sur les routes baisser à 3 Décès pour 100 000 habitants après avoir augmenté sa vitesse sur autoroute de 110 à 130 m/h.

De plus, soyons clairs : en abaissant la vitesse à 80 km/h, nous roulerons à la même vitesse que les camions. Essayez de doubler un camion en restant à 80km/h, c’est difficile et dangereux d’où stress, et énervement.

Parlons maintenant du coût :

La « Diminution des distances moyennes parcourues, temps de livraison plus longs… selon les études de plusieurs économistes reconnus, le coût économique engendré par une baisse des limitations de vitesse s’élève à 39,5 milliards d’euros par an, soit presque deux points de PIB »

(Source : La ligue des conducteurs.org)

Et  lorsqu’on s’intéresse en particulier aux professionnels du volant qui passent leurs journées sur les routes, c’est catastrophique. Il leur faudra passer, pour faire le même travail ,12 % de temps en plus (égal à 58 minutes pour une journée de 8 heures! Content l’employeur ! ( qui devra bien rattraper le manque à gagner quelque part…..)

(Source le point.fr)

Enfin, le changement des panneaux coutera aux contribuables entre 6 et 12 Millions d’euros (source la provence.com)

Ce qui ne l’empêchera pas d’avoir son porte monnaies sollicité un peu plus, lorsque l’on sait que la vitesse abaissée au niveau d’un radar voit la rentabilité de celui-ci multiplié jusqu’à 4 fois.

Et n’oublions pas, que la majorité des points enlevés sur un permis est le fait de petits excès de vitesse. Sur les 90 000 permis enlevés chaque année combien en sont la conséquence et combien d’emplois perdus….

A Debout la France nous considérons qu’il est temps de s’attaquer aux vraies causes de la mortalité sur les routes, plutôt que de pénaliser l’ensemble des conducteurs : les conduites en états d’ivresse ou sous l’emprise de stupéfiants, le non-respect des signalisations de priorités (stop, feux rouges etc…) doivent être sanctionnées plus sévèrement.

Car plutôt que d’appliquer de nouvelles mesures restrictives qui laissent apparaître des notions financières douteuses, la priorité doit être avant tout la protection de la vie humaine.

Michel Colas

Publié sur Debout la France le 27 juin 2018

La crise du monde paysan

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Le monde paysan traverse une crise sans précédent depuis quelques années et même s’il est coutumier de dire que l’agriculture traverse les crises et finit toujours pas s’en remettre, ne nous y trompons pas : cela va de plus en plus mal et ce sont les agriculteurs et leurs familles qui en pâtissent  en premier. En effet, c’est la catégorie socioprofessionnelle la plus à risque : la surmortalité par suicide chez les agriculteurs est de 20 à 30% supérieure à la moyenne de la population. En 2016, le nombre de passages à l’acte a été multiplié par trois.

Pourtant les demandes des agriculteurs sont légitimes :
– Avoir de quoi vivre dignement sur leurs terres avec des prix raisonnables,
– Produire de la nourriture de qualité

Mais voilà, Les agriculteurs sont en permanence coincés entre deux logiques diamétralement opposées :
– D’une part des politiques agricoles de plus en plus ouvertes au monde se traduisant par des accords de libre-échange tous azimuts alors que l’Union Européenne supprime toute régulation des marchés agricoles.
– D’autre part des obligations réglementaires abusives qui mettent à genoux nos agriculteurs alors que l’on autorise l’importation de produits étrangers qui ne respectent aucune norme !

L’agriculteur est pris en tenaille dans ces contradictions intenables qui ruinent nos paysans, menacent nos terroirs et mettent en danger la santé des consommateurs.

Quelques exemples :
– La réintroduction du loup et de l’ours sans aucune consultation réelle des habitants, véritable cauchemar pour les éleveurs ovins qui subissent la concurrence néo-zélandaise et australienne.
– La mise aux normes incessante des bâtiments d’élevages qui coûtent de plus en plus cher sans aucune réciprocité des concurrents étrangers.

Si l’on veut faire changer les choses, il faut permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail en cessant les fausses aides inefficaces et la hausse des prix pour les consommateurs sans gain pour le producteur.

Il faut donc comme le préconise Debout la France dans son programme :
– Instaurer une exception agricole à l’OMC et dans tous les accords commerciaux sur le modèle de l’exception culturelle !
– Fonder la PAC sur des principes justes et efficaces : préférence européenne, concurrence loyale, prix garantis et quotas.
– Exiger des industriels et de la grande distribution qu’ils paient un prix juste aux producteurs sans répercuter la hausse sur les consommateurs.
– Refuser les traités de libre échange sauvage (Tafta, Ceta, Mercosur, etc…)
– Exiger l’étiquetage obligatoire afin de déterminer l’origine et la qualité des produits.

Michel COLAS

Publié sur Debout la France le 24 Mai 2018