Primaire, sondage, Zemmour….. Marine

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Après les régionales, les sortants d’une certaine droite, réélus grâce à un fort taux d’abstention, se sentent pousser des ailes. Et voilà les prétendants au ‘trône » présidentiel qui pointent leur nez, avec des méthodes différentes selon le profil.

On a d’abord Xavier Bertrand, le baron des hauts de France qui se présente comme candidat légitime de la droite (alors qu’il pactise sans vergogne avec la gauche). Une candidature sans primaire évidemment, sachant pertinemment qu’il la perdra.

Pour les trois autres, cherchant à lui couper l’herbe sous le pied, la primaire souhaitée a plus pour objet  de définir le poids qu’ils ou elles représentent dans leur mouvement. De se positionner ainsi pour des futurs postes ministériels plutôt que dans l’espérance d’une éventuelle victoire qui se heurterait de toutes façons au mur Macron dans le cas d’une présence au second tour,.

La seconde option envisagée, c’est-à-dire la désignation du candidat LR en tenant compte des sondages…. On connait la fiabilité des sondages actuellement et les tentations de manipulations.

Alors, me direz-vous, qu’avons-nous d’autres à droite.

Tout d’abord, Nicolas Dupont Aignan qui se présente pour la troisième fois. Fort de ses presque 5% en 2017. Il a d’abord tenté de faire une union préalable » les Amoureux de la France ». Une union qui a avorté suite à un trop plein d’égo. Puis il a proposé une primaire, imaginant d’une manière utopique que ses 4% d’intention de votes dans la population française se transformeraient en plébiscite lors de cette dernière. Option de toutes manières refusée par les autres composantes, surtout que son rapprochement sensible avec certains LR ou assimilés enlève toute originalité à sa candidature.

Nous avons ensuite Eric Zemmour. Un potentiel candidat qui fait l’objet d’un certain engouement avec son discours reprenant les thèmes favoris de Jean Marie Lepen. A l’heure actuelle, aucune certitude, malgré une agitation autour de son éventuelle candidature. Candidature qui serait du pain béni pour Macron, avec une division des voix des patriotes. De plus, candidat, son score si l’on en croit les «  fameux sondages » , au grand maximum de 15%,  mettrait fin, ensuite, à sa présence dans les médias en tant qu’intervenant. Les français, même sils reconnaissent sa valeur, ses connaissances et le bien-fondé d’une grande partie de ses analyses, le voient comme un écrivain, polémiste de talent mais pas comme un homme politique : trop clivant.

Il reste Marine Lepen. Malgré une baisse sensible du nombre de ses élus lors des régionales, abstention oblige, son parti est toujours bien ancré dans le paysage politique français. Son programme réaliste s’apparente plus à celui du RPR en son temps qu’à celui du FN à l’époque du père. L’image véhiculée comme extrême par les médias et certains politiques n’est plus qu’une illusion à laquelle de moins en moins de personnes n’adhérent. La preuve : Même Nicolas Dupont Aignan, gaulliste, l’avait rejoint en 2017, considérant que son programme était proche du sien. Des partis comme la Droite populaire et l’avenir français l’ont rejoint également, créant une force importante autour de celle qui a encore déclaré il y a peu, qu’il n’y aura pas de retour en arrière.

Le programme est là, les forces vives sont là : et si la vraie union était là ?

 

 

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