Sondage, mon beau sondage, dis-moi qui est le plus beau ?

La saison des sondages a commencé, telle une pluie tropicale que l’on subit dans un espace sans abri. Nous allons être détrempés et dégoulinants  de chiffres, de suppositions, d’appels à rassemblement. On commence même à entendre des cris de victoire (la vieille méthode Coué , toujours d’actualité ..) , chacun interprétant son score supposé, à sa manière. certains en reprenant même  sur les réseaux sociaux des sondages datant ( alors que les scores ont évolué en défaveur de leur candidat ( de bonne guerre dit on …)

Les sondages, quelle aubaine pour remotiver les troupes et remplir un peu la caisse des adhésions qui, bien entendu, déborde comme on ne va pas manquer de me le rétorquer : ben voyons !……………….

Mais au-delà de ce passage obligé que sont les sondages, interprétable selon sa sensibilité politique, il est une réalité qui saute aux yeux : c’est le score supposé d’Emmanuel Macron. de son coté, Marine Le Pen est mise en avant par les médias comme étant « l’adversaire » avec un grand A, même si Eric Zemmour ( candidat encore non déclaré à ce jour) est en embuscade derrière elle..

Le score d’Emmanuel Macron dis-je. En effet, comment peut-on admettre sans broncher, un score « supposé » aussi haut lorsqu’on voit ce qu’il fait subir à la France depuis son arrivée au pouvoir ?.

Comment ne pas être en colère devant l’immobilisme de la politique française, où l’on nous ressert  toujours la  même « salade » en prévision d’un second tour qui verrait, une fois de plus, comme finaliste la « méchante » et le pis-aller avec la victoire de ce dernier…

Ce qui est terrible, c’est que la force d’opposition à Emmanuel Macron est bien réelle  (Je parle de la vraie). Je fais abstraction des LR et centristes  « Macron compatibles » et des dirigeants de la « France Insoumise » qui ne sont bons qu’à aboyer lorsque passe la caravane » et à s’en prendre aux fondamentaux qui ont fait la France.

Non, je veux parler des républicains, souverainistes patriotes et gaullistes répartis dans certains partis voire des groupuscules qui se « bouffent le nez » faisant ainsi le jeu du pouvoir,  au grand dam de leurs sympathisants dégoutés de voir leur manège.

Certes, on entend  depuis des années “d’union de la droite”. Une union vouée, dès le départ à l’échec car prônée par des personnalités qui la souhaitent mais à la condition qu’elle se fasse autour d’eux et qu’elles en assument le leadership….

Et même, en supposant que les dirigeants de droite mettent leur ego dans leurs poches et leurs mouchoirs par-dessus (et ce n’est pas  gagné), cela ne suffira pas en terme de voix. En effet, les transferts récents de militants de partis de droite vers d’autres ne font que déplacer « le contenu vers d’autres contenants » mais la quantité reste la même. De plus, je ne suis pas certain que tous leurs sympathisants se retrouvent dans ces démarches et qu’une partie, dégoûtée, ne tourne le dos définitivement à la politique.

Comme faire alors ?

Commençons par ne pas s’attaquer les uns les autres alors que nos programmes sont très proches. N’oublions pas que notre adversaire est Emmanuel Macron et sa politique mortifère. La politique est parfois ingrate et les déceptions personnelles dues à la gestion d’un mouvement sont “monnaie courante”; Mais si l’on veut faire gagner nos idées ne peut on pas mettre nos ressentiments de coté pour l’intérêt général.

Ensuite laissons avancer la campagne. Puis, au moment des déclarations officielles de candidatures, regardons qui sera effectivement candidat ( cela parait évident mais… ) Et si des “non candidat” apporte leur soutien dès le premier tour, parfait

Enfin, c’est le résultat du premier tour qui devra être le déclencheur d’une vraie union, les patriotes devront se rassembler derrière le ou la candidate patriote qui sera présent au second tour, si l’on veut gagner.

Quant aux sondages, ce ne sont que des miroirs qui ne reflètent qu’un instant T et surtout ce que l’on veut bien y voir…. Sondage, mon beau sondage….